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SOUTH AUSTRALIA

L’état du South Australia n’est pas le plus connu d’Australie, mais il a pourtant beaucoup de choses à offrir, depuis Adélaide jusque le national park des Flinders et la fin de la Great Ocean Road.

SOUTH AUSTRALIA

FLINDERS RANGES NP

En quittant notre woofing, nous décidons de faire un détour pour découvrir les Flinders Ranges. Ce qu’il faut savoir c’est que d’Adélaide à Darwin, vous devez emprunter la Stuart Highway, mais que sur la Stuart Highway à proprement parler, il n’y a aucun, ou presque aucun, des plus grands points d’intérets de la route. Il faut à chaque fois faire un détour, qui peut aller de 150kms aller pour les Flinders Ranges à 250 kms aller pour Uluru. Mais considérant que d’Adélaide à Darwin, il y a 3000 kms, ce sont en fait des petits détours… ou presque !

Pour certains sites comme Uluru ou Kings Canyon, la question ne se pose pas, le détour est obligatoire, c’est tout le but de cette longue route que de voir ces deux parcs. Pour Flinders Ranges, la question nous était posée, le parc n’est pas le plus réputé de l’Australie, et nous n’en avions pas beaucoup entendu parler, sauf à avoir lu précisément plusieurs guides de voyages.

Mais après 3 semaines à la ferme, nous souhaitions rouler et voir du paysage, et Flinders constituait une première escale très à propos.

La nuit précédent notre journée au parc, nous dormons sur le parking d’Arkaroo Rock. Le parking est presque désert, Monsieur le courageux n’est pas très confiant, mais fatigué par la route il ne fait pas long feu et s’endort dès qu’il s’allonge à l’arrière de la voiture. La nuit est douce, presque fraiche, nous ne savons pas à ce moment que nous allons regretter cette température les jours suivants dans l’Outback.

La vue depuis Arkaroo Rock

La vue depuis Arkaroo Rock

Nous prenons la route à l’aube le lendemain matin pour parcourir les 20 kms  qui nous séparent de l’entrée du parc. C’est sur cette route, que nous croisons la plus grande colonie de kangourous depuis le début de notre roadtrip, des deux cotés de la route, petits et grands, nous voyons pour la première fois des kangourouX (kangourous roux littéralement mais le mix semblait tentable !) ainsi qu’un bébé dans la poche de sa maman, on pourrait reprendre la route vers l’Outback que le détour valait déjà le coup !

A l’entrée du parc, infidèle à notre malheureuse réputation en tant que francais en Australie, nous payons gentiment les 10$ de droit d’entrée que nous glissons dans l’urne prévue à cet effet, c’est toujours quelque chose de voir cette confiance en l’honnêteté des gens sur les routes, notamment ces urnes pour les entrées de parc, les campings, ou bien encore les stands de fleurs, de fruits et légumes, qui ne sont pas surveillés, et qui disposent d’une box dans laquelle vous devez payer ce que vous prenez… je ne pense pas exagérer en disant que cette pratique ne serait pas possible dans beaucoup de pays d’Europe, c’est ca l’Australie!

Nous avons lu qu’une navette payante permet d’avancer un peu sur le parcours, mais l’information center nous déconseille l’option, la navette ne fait gagner que 2 kms et nous sommes debouts assez tôt pour faire la marche sans la navette. Cette marche, la plus fameuse des marches courtes (par courte en Australie on considère toute marche qui peut se réaliser sur une journée, soit de quelques minutes à 10 heures) du National Park, permet de grimper l’un des nombreux pics, et d’atteindre le St Marys Peak. Cette marche n’est pas facile, et nécessite environ 8h pour 20 kms. Il y a plusieurs chemins pour y accéder, St Mary Peak Inside et St Mary Peak Outside. Nous choisissons de prendre un chemin pour atteindre le peak et l’autre chemin pour retourner au parking.

Le début de la marche est très plat, nous croisons encore quelques kangourous, puis grimpons les quelques marches jusqu’au Wangarra Lookout, en deux étapes (Lower et Upper) la vue est déjà superbe, et nous sommes excités d’entamer la montée.

Wangarra Lookout

Wangarra Lookout

Le chemin se corse ensuite un peu, et les mollets chauffent gentiment, puis la montée s’accentue et le terrain devient très meuble, à base de petits morceaux de roches, très instables et glissants, surtout quand se couple au sol les plantes dont les branches envahissent le chemin, les bras, le cou et les jambes s’écorchent avec les branches coupantes, et la fatigue commence à pointer le bout de son nez aux 2/3 de la montée. Nous atteignons le Tanderra Saddle et il ne nous reste plus que 45 minutes pour atteindre le sommet, le terrain est devenu plus stable et nous pensons que le sommet ne sera plus très long à atteindre.

Délicate montée

Délicate montée

En fait, nous l’apercevons de loin, mais devons contourner tout le flanc de la montagne, en passant par des endroits très escarpés, il faut escalader par moment et suivre des flèches bleues qui seront problématiques au retour. Au final, nous mettons presque autant de temps pour gravir cette dernière partie que pour le reste du trajet.

L'un des passages de l’ascension

L’un des passages de l’ascension

Arrivés en haut, enfin, et après 4 heures de marche, Madame remarque un animal, qui ressemblerait à un kangourou, mais avec une queue rayée et d’énormes pattes qui font beaucoup de bruits sur les rochers. Nous cherchons la bête, sans succès. Quand nous montons sur la dernière roche, c’est un coup sur la tête, la vue est absolument grandiose, nous sommes entourés de montagnes et de vallons qui pour certains forment des cratères en leur centre, nous sommes au niveau des nuages de basse altitude, mais la vue est malgré tout imprenable. Certaines roches nous donnent l’opportunité de prendre des photos spectaculaires, et nous décidons de nous poser au sommer pour prendre notre déjeuner tant la vue est incroyable.

Wilpena Pound

Wilpena Pound

Vertige assuré

Vertige assuré

C’est à l’heure du déjeuner que notre ami le wallaby spécial resurgit, et il est en effet très spécial, il a le corps d’un petit wallaby, une fine tête, une queue rayée marron et crème, et d’énormes pattes qui ressemblent à des sabots et qui claquent sur la pierre à chaque fois qu’il se déplace. Nous tentons de le prendre en photo, surtout lorsqu’il est rejoint par un camarade de jeu qui nous permet de nouvelles perspectives. Ce wallaby est à ce jour certainement la plus belle espèce de marsupial que nous ayons eu la chance d’observer. Un couple d’Australiens qui se hissent également au sommet nous expliquent que ce sont des wallabies des montagnes, de type « Yellow Foot Rock Wallaby » et qu’il est très rare d’en voir, ils se camouflent très bien, et ne sont pas habitués aux humains, et donc un peu craintifs, nous avons donc eu beaucoup de chance !

Kangourou des montagnes

Kangourou des montagnes

Nous entamons notre descente jusqu’au premier plateau, et au bout de quelques minutes, nous nous retrouvons sur un bord de falaise, avec aucune possibilité de descendre plus, nous nous regardons et comprenons que nous venons lamentablement de nous perdre. En urbains modernes, la panique nous envahit rapidement quand nous ne trouvons plus le chemin par lequel nous sommes venus. En voyant enfin les flèches bleues qui indiquent le chemin nous sommes soulagés de ne pas devoir mourir abandonnés et affamés dans la montagne !

Le second versant que nous prenons pour descendre et lui aussi délicat, assez glissant et abrupt, et surtout véritablement interminable, car si la montée est motivée par le fait d’accéder au sommet, la descente est vite monotone, malgré quelques vues imprenables sur l’horizon.

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L’immensité de la nature

Quelques heures plus tard, nous empruntons un chemin beaucoup plus plat, où nous croisons pour la première fois des émus, les fameuses autruches australiennes, puis parvenons à notre point de départ, rincés par notre longue marche, mais vraiment satisfaits de notre journée, et de la vue depuis le St Mary Peak.

Au total, notre marche aura duré 8h, pour 20kms, nous vous conseillons donc, de partir tôt le matin, pour éviter de devoir rentrer de nuit. Un départ à 9h semble être le dernier délai, et un départ à 8h-8h30 semble plus prudent, au cas où vous vous perdiez sur le chemin !

Nous avons adoré le parc et ses panoramas à couper le souffle, si le détour de 300kms peut sembler conséquent, nous le referions sans hésitation si nous en avions l’occasion, une superbe journée de marche, la faune, la flore, que demander de plus ?

L’aventure continue…

Les Amoureux Voyageux.

SOUTH AUSTRALIA

3 SEMAINES DE WOOFING À ADELAÏDE HILLS

Les préparatifs

Avant de vous raconter notre première expérience dans le woofing, il convient de définir concrètement ce qu’est le Woofing.

Le woofing, aussi appelé HelpX est un terme qui désigne l’échange de biens ou services entre deux personnes, sans rapport avec le versement d’un salaire, un peu comme le troc de l’époque. Les woofers, vont apporter aux hôtes, leur main d’œuvre, en effectuant des tâches diverses allant de la cuisine, au fencing (réparation, création des barrières d’un enclos) ou bien encore au nettoyage et à la peinture. En contrepartie de ce service, l’hôte s’engage à fournir aux woofers, un lieu où dormir ainsi que leurs repas de la journée. En définitive, les backpackers viennent travailler et disposent de repas et d’un lit qu’ils « payent » grâce à leur travail de la journée.

Si il n’y a pas vraiment de règle, il est d’usage de travailler environ 4-5 par jours pendant 5 voir 6 jours.

Mais que diable allaient ils faire dans cette galère s’écrie la société capitaliste ! Pour être honnêtes, le woofing ne faisait pas partie de nos priorités en partant en Australie, car si l’idée est intéressante, elle nous paraissait aussi être délicate à gérer, vis à vis du temps perdu (qu’on ne rattrape plus… Trust, Antisocial, ca vous donne une opportunité de réécouter le morceau, c’est toujours un plaisir) sur le voyage, et de la possibilité de travailler au lieu de faire du woofing, ce qui permet une rentrée de revenus qui peut s’avérer utile en temps voulu pendant le reste du trip.

Seuls les imbéciles ne changent pas d’avis, et, à un moment donné, au bout de quelques mois dans une voiture, qui est aussi votre lit, votre cuisine, votre everything (Barry White, on enchaine les classiques), l’idée d’un lit officiel, de bons repas, vous fait considérer très sérieusement l’idée du Woofing. Nous constatons en plus de cela, qu’après 4 mois en Australie, notre anglais s’améliore certes, mais qu’il pourrait s’améliorer de façon exponentielle, et le Woofing paraît être une solution très efficace de ce coté là, puisqu’il vous faut pratiquer l’anglais au quotidien, ce qui est définitivement la meilleure solution pour progresser. Enfin, le Woofing, si tant est qu’il soit effectué dans les zones définies par le gouvernement, et qu’il concerne un farm job (pas de homestay type nanny en ville par exemple), est comptabilisé dans les 88 jours de travail à effectuer pour pouvoir effectuer une seconde année en Australie, argument non négligeable !

C’est ce dernier argument qui nous fait choisir entre deux woofings qui nous paraissaient correspondre à nos envies. Le premier woofing, qui nous est proposé par des copines rencontrées pour le nouvel an à Sydney, a l’air très cool, avec en plus un salaire horaire qui nous reviendrait après un certain nombre d’heures travaillées. Malheureusement, il ne rentre pas dans les 88 jours, et nous avons déjà travaillé un mois dans l’Hunter Valley sans que le job ne rentre dans les jours, nous n’avons plus trop de jours à perdre, donc nous proposons à Lise et Julien, rencontrés à Melbourne, le premier woofing. Ravis, ils acceptent, c’est exactement ce qu’ils recherchent. Tout le monde est content, et nous envoyons un email à Gillian, l’hôte du second woofing, pour savoir si notre présence pendant quelques semaines peut intéresser sa famille. Rapide, elle nous répond avec convivialité, il y a toujours du travail à la ferme, nous sommes les bienvenus !

Allé principale de la propriété

Allé principale de la propriété

Notre arrivée et les présentations d’usage

Après avoir traversé la Great Ocean Road, nous arrivons en pleine forme dans les hauteurs d’Adelaïde à la tombée de la nuit et faisons connaissance avec nos hôtes.

Gillian et Steven sont deux trentenaires, elle est du Queensland, il est Sud-Africain. Ils ont 3 filles, Kitty (Katherine), Lily (Elizabeth) et Chacha (Charlotte) qui ont respectivement 14, 12 et 10 ans. Ils sont les propriétaires de plusieurs fermes dans le pays, dont celle dans laquelle nous allons vivre notre woofing. Ils rénovent la propriété mais ne l’exploitent pas, dans le sens où ils ne tirent aucun revenu lié à une quelconque agriculture végétale ou animale, bien que des animaux soient présents sur les terrains (vaches, moutons, alpacas et poules). Steven a eu du flair il y a quelques années sur des terrains sur le pays, dont il tire aujourd’hui ses revenus afin d’acquérir d’autres fermes. Son projet personnel sur le moyen à long terme, est d’être celui qui possèdera le plus de fermes en Australie. Gillian pour sa part est une photographe freelance, qui a par le passé tenu un café et une boutique photo.

Une partie du domaine

Une partie du domaine

La résidence principale

La résidence principale

Sur place, nous rencontrons Nina, une voyageuse italienne, qui n’est en Australie que pour quelques mois et qui est arrivée 2 jours avant nous. Steven est en déplacement professionnel avec Jacob, un voyageur danois arrivé 2 semaines auparavant.

Nous nous installons et passons la soirée à jouer aux cartes avec les 5 filles, autour de fromage et de bon vin, le woofing commence bien !

Nous terminons la soirée dans notre cottage Woofers, séparé de la résidence principale, pour plus d’intimité en fin de soirée et le matin, et de tranquillité les matins d’école, ce qui nous paraît logique. Nous avons notre propre chambre, avec un lit king size, une cuisine, salle de bain, Tv… Le top !

Le cottage des woofers

Le cottage des woofers

Le début des choses sérieuses

Le lendemain matin, nous n’avons pas de directive précise, nous nettoyons l’un des hangars de la ferme, puis assemblons un meuble en kit pour la maison, pendant que Nina s’attelle à la cuisine. Gillian nous prépare d’excellents repas avec souvent de beaux morceaux de viande, qui sont toujours accompagnés de vin blanc ou rouge qu’ils nous offrent sans modération, de ce coté là, nous sommes gâtés.

Nous enchainons des tâches basiques pendant les quelques jours qui nous séparent du retour des deux autres garçons de la maison (peinture, nettoyage, rien de compliqué ni de très intéressant).

Dès le retour du chef de famille, nous comprenons que ces premiers jours étaient une faveur en connaissance de cause des jours à venir, car Steven aime que les atouts de chacun soient utilisés à bon escient et que la productivité soit au rdv. Il nous fait visiter la ferme de long en large, et nous explique quelles seront nos missions pendant les jours à venir. Il nous explique aussi, qu’il a besoin de savoir qu’il peut compter sur nous sur les prochaines semaines à venir, ce qui lui permettrait de mieux organiser les choses à la ferme. Si ce n’est pas un ordre, nous comprenons toutefois qu’il va nous falloir plus rapidement que prévu, considérer nos options afin de lui permettre de planifier les prochaines semaines.

Petit tour du domaine en 4x4

Petit tour du domaine en 4×4

Les jours suivants ne sont pas de tout repos. Nous commençons autour de 9h et terminons à 18h-19h, avec toujours un agréable intervalle déjeuner préparé par Gillian et ses filles quand elles n’ont pas école. Nous mettons de la bonne volonté, mais restons circonspects face à nos plages horaires, nous travaillons également le samedi et le dimanche. Un soir, nous sommes mandatés afin de surveiller le feu mensuel destiné à éloigner les prédateurs nocturnes de la ferme. Si sur le principe nous sommes contents de participer à une nouvelle activité, notre joie n’est plus si grande quand à 1h30 du matin, notre hôte s’échappe sans nous prévenir et nous laisse à 4 woofers, avec la responsabilité d’un énorme feu sans aucune information sur la suite à donner aux évènements. À la fin de la semaine, nous nous demandons si nous ne devrions pas directement engager un dialogue, notamment vis a vis du dimanche libre et des plages horaires de travail. On en prend quand même plein les yeux tous les soirs avec les couleurs dans le ciel, incroyable!

Coucher de soleil sur le domaine

Coucher de soleil sur le domaine

C’est qui les PATRONS ?

La famille entière quitte la ferme la semaine suivante pour partir en vacances à Port Lincoln, et nous 4 woofers, sommes en charge de la ferme. C’est nous les PATROOOONS ! Les responsabilités sont importantes, notamment vis à vis des animaux, car 2 alpacas et plusieurs moutons ont été tués par les chiens de la ferme les nuits suivants notre arrivée sur place, et que nous devons donc garder l’œil sur ces animaux, pour éviter d’autres morts. Nous devons aussi nous occuper des 3 poussins et des 2 agneaux qui viennent de naître, de ce coté là, on apprend vite que les naissances succèdent aux morts et que la vie à la ferme n’est pas monotone, avec des très bons comme de plus tristes moments.

Les 3 nouveaux venus à la ferme

Les 3 nouveaux venus à la ferme

Pendant notre semaine de gérance, nous ne perdons que 2 poussins, qui ne parvenaient pas à se nourrir, et un mouton, décédé de cause naturelle, et accueillons 2 nouveaux agneaux, que nous baptisons Superman et Hulk. Ferveur générale, on n’est pas peu fiers d’avoir tenu la baraque comme des grands, et OUI on se satisfait de pas grand chose, mais ca fait plaisir !

Les 2 premiers agneaux

Les 2 premiers agneaux

La semaine suivante, nous rencontrons les parents de Steven, qui nous invitent à dormir dans leur maison à Brisbane si nous le souhaitons, le cœur sur la main, et Steven nous propose du boulot à Chinchilla dans le QLD par le biais d’un de ses amis, et nous propose également de rester dans une de ses fermes sur place, afin de ne pas payer de logement et de pouvoir travailler en étant en pleine forme. Nous le remercions de son offre, et je pense que nous pourrions l’utiliser dès que nous arriverons dans le Queensland, afin de faire rentrer un peu d’argent dans la cagnotte.

Déjà l’heure de dire au revoir

Les jours suivants de Woofing sont intenses, clôture, peinture, cuisine, travaux généraux, et nous nous retrouvons un peu embarrassés quand nous décidons de ne pas travailler le jour du seigneur, et que le lendemain il pleut des cordes sur la propriété et que par conséquent, nous ne travaillons toujours pas. Nous nous voyons alors expliquer le fait que dans une ferme, il ne faut pas fonctionner d’un point de vue calendaire mais plutôt du point de vue des éléments extérieurs, pas faux, même si nous étions dans notre droit, nous nous rattrapons les jours suivants en creusant des trous et en avançant considérablement le projet de l’enclos à cochons, qui stagnait avant notre arrivée.

Nina reprend sa route pour le Red Centre, et alors que Jacob pense rester encore un peu, nous actons notre départ pour la fin du mois d’Avril, en réservant nos billets pour Bali le 12 Mai, en profitant des prix au départ de Darwin, qui sont très faibles (150$ aller retour par personne…). La famille entière comprend que nous aillons un roadtrip à continuer, et nous propose à nouveau si nous le souhaitons de rester dans leur ferme dans le Queensland, Steven nous propose même de monter avec son 4×4 quand nous y serons, afin d’aller visiter Fraser Island, Moreton Island, vraiment sympa de sa part ! Et pour conclure, il nous invite, Jacob et nous, à assister à un match d’AFL, football australien, dans les tribunes présidentielles du Stadium d’Adélaide, nous acceptons avec grand plaisir un tel cadeau, et profitons de notre dernière soirée à Adelaïde devant un match qui se termine sur un score bizarroïde de 99 à 91, sport décousu et violent, on adore !

Nous prenons la route le lendemain, après 25 jours de Woofing, en direction du Red centre, puis de Darwin, avec une première escale aux Flinders Ranges.

Nos ressentis vis à vis de ce premier woofing

En résumé, après un très, peut être trop, long article, nos impressions sur le woofing sont assez opposées, ce qui prouve que le woofing est un type de travail particulier, qui peut plaire comme décevoir, même si d’un point de vue global, nous sommes tombés sur des hôtes très accueillants et sur un lieu de vie très sympa, ce qui n’est pas le cas de tous les woofers. Pour ma part, j’ai aimé découvrir un rythme de vie différent, j’ai aimé perfectionner mon anglais, bien manger et bien boire, dormir dans un lit douillet, prendre une douche chaude, et bien sur assister à un match d’AFL. J’ai aussi pu découvrir des activités que je ne connaissais pas, tels que les travaux manuels et de bricolage qui ne sont pas mon fort, je ne me suis donc pas ennuyé pendant ces 3 semaines, même si le rythme a parfois pu être trop soutenu à mon goût et vis à vis de l’idée que je me faisais du woofing. Pour Claudia, l’expérience a été différente, d’abord parce que, elle souhaitait vraiment partager la vie de Gillian, de Steven et de leurs filles, et malgré qu’elle essaye au jour le jour de s’améliorer en Anglais, elle souhaitait participer aux débats, exprimer ses idées, mais que le temps de réfléchir à comment formuler son idée, que le débat prenait déjà un autre virage. C’est ennuyeux et peut devenir rapidement frustrant évidemment. Elle a toutefois essayé, et a progressivement réussi à comprendre et à se faire comprendre, avec des effets positifs sur son anglais qui seront définitifs, et ce en seulement 3 semaines ! Et puis, ses missions n’ont pas été les mêmes que les miennes, beaucoup de travaux de peinture et de nettoyage, balayage, qui si ils ne sont pas difficiles, ne sont pas forcément passionnants. Enfin, si elle travaillait en binôme avec Nina au départ, elle travaillait seule par la suite pendant que Jacob et moi travaillions de notre coté, c’est forcément moins plaisant. Malgré ces points, elle a aimé le fait de voir naître des animaux à la ferme, elle a aimé pouvoir comprendre plus facilement les discussions à la fin de son expérience, à tel point qu’elle voudrait parler en anglais tout le temps désormais, de pouvoir cuisiner à nouveau et pour une fois depuis 4 mois, pas que des beans ou des noodles, et puis elle a aimé le vin blanc auquel elle avait le droit tous les soirs, oh oui ca compte !

L'amour est dans le pré!

L’amour est dans le pré!

Dans tous les cas, nous avons rencontré une belle famille, qui offre beaucoup à ses woofers, et qui considère ceux-ci comme des membres de l’entité famille dès qu’ils arrivent à la ferme, et qui leur offre des opportunités incroyables pour le reste de leur roadtrip, ce qui est très généreux de leur part. Nous avons passé de supers moments avec les enfants, avec Steven et Gillian, et nous nous sommes forcément attachés à nos 2 acolytes de travail et de vie qu’étaient Nina et Jacob. Nous avons bien mangé, nous avons bien bu, nous repartons requinqués et frais comme des gardons, pour découvrir le reste de cette grande Australie.

Another sunset at the farm!

Another sunset at the farm!

Ah et au fait, le Woofing ne comptera plus dans les jours pour le second WHV, reste à savoir si l’effet de cette décision sera ou non rétroactif, on croise les doigts !

 À bientôt pour d’autres premières fois,

 Les Amoureux Voyageux.

AUSTRALIE SOUTH AUSTRALIA

WOOFING, ON ARRIVE!

Petite brève en direct de l’immense et incroyable library de Melbourne, à visiter absolument simplement pour le dôme et l’ancienne salle de lecture située à l’étage, pour informer qui le souhaite, qu’après avoir découvert Melbourne pendant 1 semaine (nous avons adoré, mais ne dévoilerons les charmes de cette ville que dans un article détaillé à venir…) nous allons maintenant nous rendre à Adelaide Hills pour y effectuer une semaine, peut être plus, de Woofing!

Le Woofing c’est le fait d’échanger son travail, contre le gite, le couvert, et surtout la vie en communauté avec une famille locale.

Nous n’avons jamais essayé, mais nous avions à coeur de nous y aventurer. Précautionneux, trop peut être comme souvent, nous avons pris le temps de lire les descriptions des familles et leurs photos et sommes persuadés que la famille qui va nous accueillir constituera une belle expérience pour nous.

Le facebook tenu par cette famille est le suivant : Our unplugged life

Les Amoureux Voyageux, en route pour de nouvelles aventures!