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NORTHERN TERRITORY

Le Northern Territory a été une drôle d’expérience pour nous, avec de supers souvenirs dans le coeur du Red Center, et une impression négative sur la ville de Darwin notamment.

NORTHERN TERRITORY

KATHERINE GORGE

A 30 kms à l’Est de Katherine, se trouve l’une des entrées du Nitmiluk NP, regroupant notamment les Katherine Gorge et Edith Falls. Comme son nom l’indique le site de Katherine Gorge est constitué de plusieurs gorges au milieu desquelles coule la Katherine River.

Dans ce parc, la marche la plus courte et populaire, longue de 8,5kms, est la Windolf walk menant à au Southern Rockhole, une piscine naturelle au milieu des roches et à proximité de Katherine River.

Beaucoup d’autres marches sont possibles, certaines plus courtes, ainsi que d’autres plus longues, allant de 12 à 62kms !

Une marche de 4h A-R jusqu’au Southern Rockhole

Au programme lors de notre marche, nous commençons par une partie de la Baruwei Walk, ascension de la colline assez pentue, et la pause au lookout du sommet nous semble bien méritée, d’autant plus que les vues sur la gorge et la rivière sont saisissantes.

Burawei Lookout

Burawei Lookout

La marche se poursuit sur un terrain rocailleux, et l’idée de Monsieur de faire la marche en claquettes s’avère être la pire idée du jour. La marche est assez longue, et nous nous perdons quelquefois sur le chemin, plus par inattention que par manque d’indications.

Windolf Walk

Windolf Walk

La descente vers le Southern Rockehole est plus délicate qu’il n’y paraît, nous descendons d’abord une échelle puis crapahutons dans les rochers, en claquettes pour certains, avant d’arriver au bassin naturel.

Nous n’avons pas bien calculé notre marche que nous pensions être beaucoup plus courte, la faute à une incompréhension avec l’office du tourisme de Katherine qui nous avait montré sur le plan la marche qui fait 4kms aller, et nous avions compris 4kms Aller-Retour… Nous arrivons sur place un peu tard, la lumière se fait rare dans le bassin, l’endroit est magnifique mais nous sommes déçus d’être partis si tard du parking, car nous sommes persuadés qu’en milieu de journée l’endroit doit être encore plus beau. Et puisque nous sommes arrivés trop tard, nous n’avons pas beaucoup de temps disponible devant nous pour pouvoir se baigner.

Southern Rockhole

Southern Rockhole

Nous sautons donc rapidement, pour goûter l’eau, et prenons quelques photos, avant de reprendre notre route car la nuit est en train de tomber et que les chauves souris que nous avons vu en plein jour dans les arbres près du parking, nous ont donné envie de rentrer avant que la nuit ne tombe.

Nous arrivons sur le parking juste après le coucher du soleil, et pouvons reprendre notre route vers Katherine où nous chercherons une nuit pour dormir avant de partir en direction du Nord.

Si l’endroit est très beau, nous n’avons malheureusement pas pu en profiter, à cause d’un planning bancal. Mais à en croire l’office du tourisme, vous pourrez passer deux jours pleins à Katherine Gorge sans vous ennuyer, des balades en kayak y sont possibles et le Southern Rockhole doit être encore plus belle en fin de matinée ou en milieu de journée, avec une possibilité pourquoi pas, de pique niquer sur place et d’y passer la journée.

Pat Lookout

Pat Lookout

Nous avons cependant préféré Edith Falls, non loin au Nord de Katherine, que nous avons trouvé plus joli et divertissant que Katherine Gorge, mais les deux sont à faire si vous passez par Katherine.

Les Amoureux Voyageux.

 

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EDITH FALLS (LELIYN)

Lorsque nous quittons les Katherine Gorge, nous avons la ferme intention de dormir à Katherine, dans un free camp que nous trouverons sur Wikicamps (pour ceux qui hésiteraient encore, cette application va tout simplement, vous sauver la vie, même à 8$).

Impossible de dormir gratuitement à Katherine

Mais, peut être trop sereins après avoir pu dormir à peu près partout dans l’Outback, nous ne comprenons que trop tard qu’aucun free camp n’est disponible autour de Katherine, et qu’il faudra payer ou continuer notre route pour pouvoir dormir sans ennuis.

Nous décidons donc de rejoindre le soir même, un autre lieu faisant partie du Nitmiluk National Park comme Les Katherine Gorge, Edith Falls (ou Leliyn selon son nom officiel) et son camping. Edith Falls se situe à 61 kms de Katherine, 42 kms au Nord puis 19 kms à l’Est. Sur place, un camping bien organisé avec douches et toilettes vous coutera 3,30$ par nuit et par personne, un moindre mal étant donné qu’il est situé à quelques mètres seulement du premier point d’intérêt du site.

Fidèles à nos habitudes, nous décidons de lever le camp tôt pour pouvoir entamer les marches dès les premières lumières du jour. Au programme, plusieurs marches, dont une de plusieurs heures.

La première, n’est même pas une marche, puisque seulement quelques centaines de mètres séparent le parking d’Edith Falls de la Plunge pool ou lower pool, un grand bassin naturel, qui ne présente pas vraiment d’intérêt, sauf pour la baignade et la proximité avec le campground.

Un trail court pour rejoindre l’Upper Pool

La deuxième, le Leliyn Trail, part du parking pour rejoindre l’Upper pool, soit une marche courte de 2,6 kms A-R, soit une petite demi-heure, avec une petite montée au départ et une descente à l’arrivée, rien de difficile, et l’endroit est absolument superbe, une chute d’eau donne sur deux bassins, séparés par des roches polies par l’eau et le temps, l’endroit est désert et le soleil pointe tout juste au dessus des rochers pour nous offrir un spectacle saisissant. Nous décidons, alors que nous devions logiquement faire route vers les autres points d’intérêt, de nous arrêter pour nous baigner. L’eau n’est pas chaude mais il fait déjà très chaud et le petit plongeon nous fait grand bien.

 

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Suivi d’un trail plus long, pour pas grand chose…

Nous reprenons ensuite notre route vers Sweetwater pool, qui se trouve à 4,3 kms de l’Upper pool, marche facile et très plate, même si la chaleur monte encore au fil des heures, bien qu’il ne soit pas encore 11h. Sur le chemin, nous nous arretons à un petit bassin où nous en prenons plein les mirettes, avec un paysage singulièrement différent, beaucoup plus plat que cette grande cuve dans laquelle se cachaient l’Upper Pool. Les couleurs, et l’eau nous font penser à un paysage de savane, la terre est orange et les plantes à fleur d’eau sont magnifiques, on adore. On hésite à rester sur place et à ne pas entreprendre la plus longue marche qui va nous mener à la Sweetwater pool mais nous ne voulons rien rater et reprenons notre marche.

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La marche est beaucoup moins plaisante, nous passons au travers de très hautes fougères, et en grands aventuriers que nous sommes, chaque bruit nous fait penser à un crocodile ou un serpent égaré, et nous sommes à l’affut, prêts à affronter les bêtes, ou à courir, si jamais nous tombions nez à nez avec l’une d’entre elles.

Plus nous marchons, et plus nous sentons une odeur de brûlé autour de nous, avant de comprendre que la flore qui nous entoure est véritablement en train de prendre feu, nous apercevons des flammes par moment, et certains endroits sont encore fumants, et nous ne savons pas comment agir, alors que nous n’avons absolument aucun réseau sur place.

Nous tâchons simplement d’avertir les quelques marcheurs que nous croisons, quand l’un d’entre eux nous explique que ces feux sont en fait des feux controlés qui correspondent à l’ouverture de la saison des feux. Ils permettent de créer des intervalles entre les zones afin que, si une zone prend feu en période séche, l’intervalle vienne couper la propagation du feu, et évite ainsi des ravages dans les champs du NT.

Rassurés, nous poursuivons notre, longue et chaude, route, qui, au bout de 3h de marche, nous mène enfin à la Sweetwater pool.

Cette fois, nous sommes un peu déçus, l’endroit est très ombragé et ne bénéficie pas de beaucoup de lumière, et se présente sous la forme d’un très large bassin sans vraie particularité, on réalise qu’on vient de marcher beaucoup de kms pour pas grand chose, et qu’il faut maintenant faire le même chemin dans le sens du retour pour retourner aux premier points d’intérets, beaucoup plus jolis à notre goût.

Après une marche encore plus chaude au retour, nous pouvons enfin nous jeter dans l’eau de l’Upper Pool où nous passons plusieurs longues minutes à nous relaxer après plusieurs heures de marche.

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À la fin de cette journée, nous sommes agréablement satisfaits de notre visite, un peu comme pour Kings Canyon, nous avons découvert un endroit qui, bien qu’il soit moins réputé que d’autres falls ou parks de l’Australie, nous a pourtant semblé absolument magnifique.

Les Amoureux Voyageux

NORTHERN TERRITORY

KINGS CANYON

Après être rentrés d’Uluru, nous nous arrêtons à Curtin Springs comme à l’aller, pour profiter du camping gratuit et de la douche à 3$, nous en profitons pour refaire le plein en suivant les conseils d’un couple d’Australiens revenus de Kings Canyon, qui nous indiquent que l’essence de Curtin est la moins chère de toute la route jusque Kings Canyon, pendant notre passage l’ULP 91 était à 1,96 à Curtin, 2,30 à Kings River et 2,16 à Kings Canyon et Uluru, et comme ce triangle entre Curtin, Kings Canyon et Uluru est assez conséquent, vous devrez forcément, sauf à avoir prévu un bidon ou à avoir deux réservoirs, refaire le plein dans une de ces stations, votre choix devrait donc se porter sur Curtin Springs.

Vous pouvez également faire le plein quand vous quittez la Stuart Highway pour rejoindre Uluru, à Erldunda, mais il n’est pas assuré que vous ne deviez pas assurer le coup avec un petit « refill » à l’une des stations évoquées en amont.

Ce triangle n’est pas véritablement un triangle, mais Curtin Springs est le parfait compromis pour dormir gratuitement entre Uluru et Kings Canyon, prenez cette base pour prévoir vos trajets, puisque Uluru NP (l’entrée du parc) est à 103 kms de Curtin Springs, et que Kings Canyon est à 220 kms de Curtin Springs.

Attention toutefois, Curtin Springs est sur la route vers Uluru et se situe 100 kms après le croisement qui vous permet de vous rendre à Kings Canyon, ce qui veut dire que si vous faites Kings Canyon avec l’intention de rejoindre ensuite la Stuart Highway, vous ne pourrez pas dormir à Curtin Springs sauf à envisager les 200kms aller retour de détour. C’est un peu confus par écrit, et un petit google map s’impose pour y voir plus clair sur la situation.

21062015-Plan Uluru Triange

Kings Canyon, moins connu que Uluru, présente un profil très différent du populaire rocher, puisque comme son nom l’indique, ce lieu faisant partie du Watarraka NP (gratuit) s’articule autour d’un grand canyon assez profond, qui offre des vues saisissantes sur le vide et sur l’horizon. Nous avions entendu parler de ce parc comme un fabuleux souvenir pour des australiens que nous avions croisés sur la route, ainsi que pour Lise et Julien, nos deux french mates rencontrés à Melbourne, nous ne pouvions donc pas passer outre ces conseils, et étions obligés de partir découvrir ce lieu incontournable du Red Centre. Depuis la jonction de la Stuart Highway (Adelaide-Darwin), il vous faudra compter un détour de 550kms aller-retour, sans compter Uluru.

C’est effectivement beaucoup de kms, mais c’est aussi tout l’intérêt de s’enfoncer dans l’Outback SA/NT, tant ces parcs nationaux sont superbes.

Une longue marche à l’horizon

Nous décidons de prendre la route de Curtin Springs tôt le matin, car nous souhaitons effectuer une longue marche sur place et que quelques centaines de kms de route se profilent à l’horizon.

En passant, nous nous arrêtons à Kings River, pour profiter du WIFI gratuit ainsi que pour voir les chameaux et les oiseaux de la roadhouse, pas pour faire l’essence, hors de prix.

Arrivés dans la zone de Kings Canyon, nous nous arrêtons au parking qui est destiné à voir le sunset, parait-il, mais je crois que nous nous sommes perdus puisque nous n’y avons rien trouvé, et avons poursuivi notre route vers le parking du départ des marches.

Le parking est bien rempli mais également beaucoup plus petit que les parkings d’Uluru et Mont Olgas, l’ambiance y est plus intimiste.

Il y a quelques marches possibles à Kings Canyon, mais la principale et la plus populaire est le Rim Walk, qui nécessite entre 3 et 4h de marche pour 6kms, et qui vous permet de grimper en haut du canyon et d’en faire le tour en passant par des points de vues et lieux intéressants. Les autres marches sont le Kings Creek walk, et le Giles Track, beaucoup plus long et destinés aux bons marcheurs (22kms).

La marche de Rim Walk, n’est pas du tout ombragée, au contraire elle est très ensoleillée et propose une montée délicate, prévoyez donc, comme il est d’usage, crème solaire et beaucoup d’eau afin de ne pas avoir de problème pendant votre marche.

Le Rim Walk, incontournable

Il est conseillé de commencer la marche du Rim Walk dans un sens plutôt que dans l’autre, et dans ce sens, la marche commence par une belle montée assez raide, qui vous permet d’accéder ensuite au plateau qui vous permettra de découvrir l’ensemble du canyon. Prenez cette montée à votre rythme, et une fois celle-ci achevée, admirez la vue d’en haut et reposez vous quelques secondes, par précaution.

En arrivant au sommet de cette montée, nous sommes surpris par la beauté du paysage, nous nous attendions à quelquechose de sympa, mais pas à un endroit aussi joli. Les arbres sont verts malgré la chaleur et le climat desertique, et l’endroit fait penser à un genre d’oasis, c’est surprenant et magnifique, et nous n’avons même pas encore vu le canyon en lui-même.

Oasis au milieu du désert

Oasis au milieu du désert

La roche est jaune-orangée, le chemin escarpé mais très accessible, et les vues deviennent progressivement encore plus belles que quelques secondes auparavant, quand s’ouvre devant nous, cette grande faille qui constitue le canyon, et que se dévoile au loin dans l’horizon le désert et ses paysages. Le panorama est trop tentant, nous prenons des photos pendant plusieurs dizaines de minutes, je crois que c’est d’ailleurs l’endroit, avec certains parcs de Tasmanie, où nous avons passé le plus de temps à prendre des photos, chaque endroit étant un nouveau sujet à immortaliser.

Pendant la marche, quelques détours de centaines de mètres sont possibles, et nous les prenons, avec raison, pour découvrir différents angles et perspectives sur le gouffre sous nos pieds. Au loin, de l’autre coté du vide, nous repérons des petites tâches qui semblent bouger, et réalisons que ce sont des marcheurs, qui nous semblent ridiculement petits, ce qui nous fait prendre conscience de la taille de cette faille au milieu de nulle part.

L'homme vs l'Immensité

L’homme vs l’Immensité

Le Jardin D’Eden

Nous passons par le Jardin d’Eden par le biais d’un pont au milieu d’une des failles du canyon, lequel Jardin est en fait un mystère de la nature, constitué de plantes diverses, toutes plus vertes les unes que les autres, qui laisse penser que la main de l’homme a forcément été utilisée, et pourtant, cet endroit n’est que le fruit de la nature, incroyable.

Montée du jardin d'Eden

Montée du jardin d’Eden

Nous découvrons ensuite l’autre flanc de la falaise, où nous tentons des cris face au mur des échos, lesquels nous reviennent en pleine tête quelques secondes plus tard, avec une force prodigieuse, on adore.

Vue du canyon

Vue du canyon

N’oubliez pas la prudence

En 2014, une touriste anglaise trouvait la mort en chutant dans le canyon après avoir été incitée par le guide avec qui elle découvrait le site, à prendre une photo le plus près possible du vide, cet exemple, vient vous rappeler, que les accidents sont réels, et qu’il vous faudra être prudents avant de tenter de prendre des photos les pieds dans le vide, ou dans tout autre contexte spectaculaire.

Nous terminons notre tour en admirant une falaise exceptionnellement plate et régulière, et en observant à nouveau, à quel point l’homme est petit face à la nature, en apercevant des touristes de l’autre coté de la falaise, où nous nous trouvions quelques minutes auparavant.

La descente est très facile, et ombragée, et nous arrivons sur le parking de notre départ, où nous remplissons nos bonbonnes d’eau grâce à l’eau potable mise à disposition par les services du parc.

Nous avons été ébahis et surpris par la beauté de Kings Canyon, nous avons préféré ce lieu à Uluru, sans vraiment qu’il y ait de raison qui justifie cette sensation, mais nous avons vraiment adoré Kings Canyon, la balade, les photos, l’immensité du vide et de l’horizon ont fait qu’il reste aujourd’hui, l’un des plus beaux endroits que nous ayons vu en Australie, c’est un détour, absolument obligatoire, nous avons passé une superbe journée, malgré, le seul bémol, des mouches toujours aussi présentes dans le Red Center.

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Un coup de cœur sans hésiter, une sensation que l’on souhaite vraiment ressentir à nouveau en Australie dans les semaines et mois à venir.

L’aventure, continue.

Les Amoureux Voyageux.

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LITCHFIELD NATIONAL PARK

Après nos 2 semaines de vacances en Indonésie, et un départ précipité de Darwin, nous avons décidé de prendre la route en direction du Queensland, en espérant être plus chanceux vis à vis de notre recherche d’emploi.

En raison de petits caprices de notre vaisseau, nous ne nous étions pas arrêtés entre Katherine et Darwin à l’aller, ou tout au moins nous n’avions pas fait de détours dans les parcs de Kakadu et de Litchfield, mais nous nous étions promis de les découvrir au retour quand nous prendrions la route du QLD, finalement plus vite que prévu !

Malheureusement pour le parc de Kakadu, qui est le plus grand d’Australie, nous avions prévu de louer un 4×4 avec Marine et Marc que nous avions rencontré à Bali et avec qui nous avions passé de très bons moments, mais les pistes 4×4 étaient encore fermées quand nous sommes revenus à Darwin, nous avons donc du, à contrecœur il faut bien l’avouer, faire une croix sur ce parc, qui, si il n’est pas parcouru en 4×4, perd de sa magnificence et, in fine, de son intérêt.

Mais Litchfield restait quant à lui sur notre wish list tant les photos des falls du parc nous avaient donné envie de le découvrir. Nous avons donc quitté Darwin en milieu d’après midi pour arriver le soir à Litchfield, y camper afin de pouvoir profiter pleinement d’une journée entière de découverte le lendemain. Darwin-Litchfield NP c’est 130kms, autrement dit absolument rien, ce qui veut dire que le parc est envahi pendant les week-ends et vacances, pensez y avant de le programmer, une affluence trop importante pour nuire à votre ressenti final sur le parc.

Le parc national comporte pas mal de spots de campements, et nous avons choisi celui se situant le plus près de l’entrée du parc, c’est à dire celui des Florence Falls. Si les campings de NP étaient gratuits il y a peu, ils deviennent aujourd’hui progressivement payants, ce qui entre dans une intention de prise de conscience des visiteurs, vis à vis des besoins financiers d’un parc, pour l’entretien et les structures de celui-ci. En ce sens, les sommes ne sont jamais exorbitantes, mais vous donnent le ressenti de contribuer à la vie du parc et de payer une juste somme pour pouvoir camper. Dans le litchfield NP, le camping vous coutera 6,60$ par personne et par nuit, pour un spot où passer la nuit, des toilettes et, pour Florence Falls notamment, une douche chaude. Pour moins de 10 euros par couple, le rapport qualité prix est tout à fait satisfaisant. Le lieu est propre malgré un nombre de campeurs impressionnants, arrivés un peu tard aux environs de 18h, nous trouvons une place improvisée hors emplacement sur le bord de la route principale du campement.

Buley Rockhole

Buley Rockhole

Dès 7h du matin, nous voilà réveillés et prêts pour aller explorer l’ensemble du parc. Nous n’avons pas trop de temps et espérons pouvoir découvrir le parc en moins de 2 jours, donc nous favorisons les courtes marches, et non pas celles de plusieurs jours. Comme chaque parc d’Australie, le Litchfield NP a des caractéristiques de découverte bien singulières, qu’il faut connaître avant de découvrir le parc. En effet, le parc est très profond, ce qui veut dire que les points d’intérêts ne sont pas très rapprochés comme cela peut être le cas dans d’autres parcs.

Ainsi, entre l’entrée du parc, et les Wangi falls, qui sont le dernier réel point d’intérêt et aussi le principal, il y a 50 kms, qu’il vous faudra parcourir ensuite en sens inverse pour rejoindre la route principale menant à Darwin d’un coté ou à Alice Springs/Queensland de l’autre.

Ces kms de transition, sont importants à prendre en compte dans vos prévisions, nous avons déjà fait ce constat sur d’autres articles, mais lorsque vous voyagez pour la première fois, comme ce fut le cas pour nous dans l’Ouest Américain, vous aurez tendance à compter tous les jours à découvrir les parcs, et à vous méprendre sur les distances à parcourir entre les lieux que vous souhaiterez découvrir. Et il est très commun, au milieu de ses vacances, de se rendre compte que la route effectuée, les kms avalés auront raison d’un parc ou d’un lieu, parce que les distances n’auront pas été jugées avec assez de recul.

C’est un conseil parmi tant d’autres, qui s’applique en l’espèce au Litchfield National Park de par sa topographie mais qui aura beaucoup plus d’impact sur des itinéraires de plusieurs semaines (Outback, Tasmanie en entier, vacances courtes et mobiles dans un pays étranger…) , n’oubliez jamais de prendre en compte les distances entre les points d’intérêts de vos voyages, les journées perdues à recharger vos appareils électroniques, les heures perdues à faire les commissions, etc…

L’autre particularité de Litchfield, c’est que les marches en son sein, sont soit des marches longues, de plusieurs jours qui vous permettent de vous enfoncer dans le parc et d’en découvrir les secrets les mieux gardés, soit des marches qui ne sont même pas des marches, extrêmement courtes, vous vous garez sur le parking, marchez entre 40 secondes et 5 minutes, et êtes arrivés au point d’intérêt en question. C’est une caractéristique inédite, car nous avions toujours découvert des parcs qui offrent plusieurs types de marches, dont des marches intermédiaires de 1 à 4h dont nous sommes friands.

Ayant dormi sur le camp de Florence Falls, nous commençons logiquement la journée par la découverte de ces falls. Au programme, 150 marches très faciles, avant d’arriver directement à la « plunge pool » avec des opportunités de baignade et de photographie. Il y a en fait deux chutes d’eau qui seraient visibles toute l’année peu importe les précipitations, qui se jettent dans la « plunge pool », large bassin fermé qui ne présente, à priori, aucun danger vis à vis des crocodiles et autres animaux sauvages. Pour ceux qui souhaiteraient se passer de la descente des marches, un lookout à quelques mètres du parking permet un bel aperçu des falls.

Florence Falls

Florence Falls

Nous nous rendons ensuite au Buley Rockhole, qui est composé d’une série de cascades et de trous d’eau. Chacun peut choisir son propre spot et s’y baigner tout en se relaxant.

Pour ceux qui souhaitent marcher, il est possible de rejoindre le Buley Rockhole depuis les Florence Falls en passant par la « Creek walk » (3 kms environ). Ces rockholes sont très sympa à voir, et comme ils sont sur la route entre Florence Falls et Wangi Falls, aucune raison de ne pas s’y arrêter. Sur le parking, des panneaux vous informent que si le parking est plein, les bassins sont remplis plus que de raison, et qu’il faudra repasser plus tard, d’où notre remarque initiale sur les week-ends dans ce parc qui doivent être incroyables d’affluence.

Buley Rockhole

Buley Rockhole

Nous vous conseillons de vous arrêter ensuite sur la route et d’aller jeter un coup d’œil aux Tolmer Falls, gigantesques chutes d’eau formant une profonde piscine naturelle. Vous ne les apercevrez que d’un point de vue en hauteur des chutes, car les chutes ne sont pas accessibles à pied, pour protéger la très grande colonie de chauves souris qui y habite.

Puis, nous avons rejoint le lieu le plus attractif et populaire du NP, que sont les Wangi Falls, qui sont faciles d’accès, vous pouvez pique niquer, vous y baigner, et même faire une randonnée d’1,6 Kms (1 heure environ) dans la foret et admirer les chutes de plus loin. Les chutes sont superbes, le bassin où elles s’écoulent apporte un charme supplémentaire au lieu, tout comme le jacuzzi naturel situé à proximité de l’une des des chutes principales, un petit paradis !

Wangi Falls

Wangi Falls

Ne nous étant pas arrêtés à l’aller aux magnetic termite mounds, en raison de notre arrivée tardive nous l’avons fait en tout dernier sur le chemin du retour vers la route principale. C’est dans ce champ que se dressent d’immenses termitières, l’ensemble faisant penser à un cimetière par moment. Les 2 termitières les plus populaires sur place, dépassent les 4 mètres, impressionnant !

Alors que nous pensions qu’une journée entière serait peut être insuffisante pour découvrir l’ensemble du parc, nous avons finalement parcouru l’ensemble des points d’intérêts, y avons mangé, nous y sommes baignés, et avons même pu atteindre notre lieu de campement situé à 100 kms au Sud de l’entrée du NP, et ce en 1 seule journée, sans se presser et en prenant le temps de prendre des photos à chacun des points d’intérêt du parc.

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En conséquence, nous vous conseillons d’allouer à ce parc un créneau de 1 à 2 jours, pas plus sauf pour des marches longues, ils seront suffisants et vous permettront de tout découvrir sans vous presser.

Nous avons aimé le parc, même si le fait des longues distances entre les points et des trop rares opportunités de marches de quelques heures ne feront pas de ce parc l’un de nos préférés depuis le début de notre roadtrip.

Si vous deviez faire un détour au Nord de l’Outback pour découvrir seulement Litchfield, le détour serait peut être un peu injustifié, si au contraire le parc est sur votre itinéraire jusque Darwin, foncez-y, si il fait partie d’un itinéraire Kakadu en 4×4 et Litchfield, aucune hésitation à avoir non plus.

Et surtout n’oubliez pas de PRO-FI-TER, le temps passe vite, déjà la moitié du séjour pour nous.

À bientôt,

Les Amoureux Voyageux.

 

NORTHERN TERRITORY

D COMME DARWIN, OU COMME DECEPTION

Darwin est la capitale de l’état  du Northern Territory, mais reste cependant une ville à taille humaine, avec environ 130 000 habitants, ce qui représente tout de même plus de la moitié du désertique NT.

En prévoyant notre roadtrip, nous n’avions pas estimé que Darwin faisait partie de notre Wish List obligatoire, au contraire d’autres capitales comme Melbourne ou Adelaide notamment.

Cependant, nous avions lu que Darwin pouvait être une alternative efficace en matière de recherche d’emploi, étant donné que la ville est très isolée du reste du continent, et qu’elle n’est donc jamais un lieu de passage entre deux villes, ces lieux où tout le monde cherche du travail « en attendant » de repartir. À Darwin, rien de tout çà, la ville est une capitale et constitue le seul pôle d’emploi avec Katherine dans le NT, et semblait proposer du boulot dans la restauration, l’hôtellerie, le bâtiment, le commerce…

Et comme les billets pour Bali étaient à un prix plus qu’abordable au départ de Darwin, nous avons fait d’une pierre deux coups, en profitant de notre vol pour visiter Darwin et y chercher du travail pour pouvoir continuer sans trop de problèmes notre roadtrip.

Mais en découvrant Darwin, nous avons été déçus, alors peut être n’étions nous pas dans un état d’esprit enthousiaste après les 15 jours à Bali, mais en tous les cas nous n’avons personnellement pas aimé la ville et ses caractéristiques.

La météo d’abord, nous le savions mais entre le savoir et le vivre… Chaud, CHAUD, non BRULANT. Sans interruption, une chaleur étouffante, désagréable, qui nous fait penser sur le coup à la chaleur des Emirats Arabes Unis. Quelques minutes à l’extérieur après notre douche sont suffisantes pour nous donner envie de nous doucher à nouveau.

La nuit, c’est infernal, les mouches et les moustiques sont copains avec le NT, et les derniers cités se font un malin plaisir à profiter de la moindre erreur de votre part pour gâcher votre nuit. « J’ai oublié le sel dans la voiture » « N’ALLUMES PAS POUR LE TROUVER NOOOOOON » Trop tard, 6 heures de sommeil viennent de s’envoler en 4 secondes.

Seule solution, dormir les portes fermées, les fenêtres ouvertes et moustiquairées. C’est un peu comme faire chauffer un micro-ondes et dormir à l’intérieur. Drôle d’image, mais c’est un peu notre ressenti tous les soirs. Le seul avantage de Darwin, c’est que c’est la seule ville où nous n’avons pas de buée sur la voiture le matin, forcément il fait chaud dedans et chaud dehors, aucun choc de température, en voilà un de bon point !

Hormis le temps et les moustiques, qui sont de l’ordre du naturel, la ville de Darwin a eu la bonne idée depuis plusieurs années, de faire la chasse aux backpackers la nuit, avec à la prime, si vous êtes pris en train de voler, heu non pardon, boire, heu non pardon, agresser, heu non pardon, DORMIR dans votre voiture, une amende de 135$ par laron, rien que ça.

Vous achetez une voiture, un van, ou peu importe, par cet achat vous investissez votre argent, vous payez la Rego, l’assurance obligatoire dans le NSW, vous paierez la pink slip, la green slip, la black slip et tout ce qu’on vous demandera encore de payer, mais par contre vous ne pouvez pas vous mettre dans un coin et dormir dans votre voiture.

Au lieu de çà, vous pouvez payer un backpack, à 35$ la nuit pour un dortoir de 4 à 6, ou un camping, même prix et ceux de Darwin même sont chers et apparemment très mal entretenus, un hôtel, 120$ la nuit, ou quitter Darwin tous les soirs et faire 40kms et revenir le lendemain matin.

Dormir dans sa voiture est interdit presque partout dans les grandes villes australiennes certes, mais quand vous ne dérangez personne, que vous n’êtes pas dans des zones trop touristiques, que vous ne vous installez pas, que vous partez tôt le matin, et que vous vous servez des douches et des toilettes publiques, vous n’êtes pas inquiétés, au pire vous êtes réveillés et priés de quitter les lieux, mais à Darwin, les rangers alignent « on the spot » c’est à dire sur le champ, avec prise du numéro de passeport… De quoi inquiéter les insouciants.

Les premiers soirs, grâce à des français rencontrés à la bibliothèque de la ville, nous dormons sur un terrain vague vers Casuarina, non loin de l’aéroport, rien autour de nous, pas un voisin à déranger, pas de touristes, que des avions qui vont et viennent au dessus de nos têtes. On y est bien, et on ne dérange personne, nous trouvons même que tous les backpackers présents, font l’effort de ne pas pourrir l’endroit, ce qui est une bonne chose, en comparaison de Melbourne où certains backpackers se comportaient vraiment comme des bogans, musique à fond et ordures partout.

Et pourtant, en revenant de nos deux semaines d’idylle à Bali, 23h, prêts à dormir, nous tombons sur un panneau à l’entrée de la route en terre, chemin interdit à l’overnight camping, amendes appliquées sur le champ. La ville n’avait aucune, je dis bien aucune, raison valable, de fermer cet accès, les parkings de plage, les rues passantes, les parcs, passe encore, mais les terrains vagues n’appartenant à personne… Nous ne sommes pas restés assez longtemps à Darwin pour en comprendre le fonctionnement, mais le lobby du tourisme semble avoir son mot à dire dans tout çà, celui-même qui avait refusé le projet du maire de créer des super-cheap hostels.

Dès lors, pendant nos jours de recherche d’emploi, nous devons nous cacher pour dormir, car nous refusons le principe de donner de l’argent à la ville dans laquelle nous cherchons du travail tant que nous n’avons pas de travail. Nous faisons un apport, de main d’œuvre, à l’économie de la ville, il va de soi que tant que le flux d’argent ne sera pas entrant, il ne sera pas non plus sortant. Pas de boulot, pas de backpack, tant pis pour nous surement, mais tant pis pour eux aussi, car bon nombre de backpackers que nous croisons, quittent la ville au bout de quelques jours, sans même avoir cherché un boulot, lassés de devoir se cacher chaque soir pour dormir.

Sunset à Darwin

Sunset à Darwin

La ville gagnerait à fournir un espace de transition aux backpackers en recherche d’emploi. Installation de toilettes sèches et de poubelles, et délivrance d’un permis de 7 à 10 jours du Council par véhicule, qui permettrait de dormir sereinement les premiers jours, de chercher un emploi de manière productive, et de se loger de manière payante une fois les revenus entrants assurés. Pas la panacée, juste un minimum.

Nous dormons dans un parking à Casuarina Square une fois, puis dans une impasse plutôt calme et isolée une autre fois, à 5h, nous voyons que l’entreprise de taxis, qui ne reçoit donc aucun client sur les lieux même de son siège social, envoie des salariés toutes les 5 minutes pour vérifier que quelqu’un dort dans la voiture. Nous quittons les lieux, exaspérés par cette tendance à la délation que nous avions déjà vécu dans l’hunter valley et en Tasmanie.

Niveau boulot, on ne semble pas être dans la bonne saison, les emplois sont plutôt pendant le Dry… ca tombe bien, on ne comptait pas rester.

On trouve quand même 2-3 spots sympatiques à Darwin, le Lealyn recreation park, un parc avec douches, barbecues, piscines et toboggans, le tout totalement gratuit (comme quoi la ville ne manque pas de budget pour 1 WC et 3 misérables poubelles), Mindill beach, avec un coucher de soleil absolument superbe, et enfin le Wharf et l’Esplanade, qui valent un coup d’œil mais pas vraiment le détour, nos corniches et ports français sont au dessus sans hésitation.  Le Mall est fade et le centre ville sans intérêt…

Sunset à Mindil Beach

Sunset à Mindil Beach

Sans regrets car nous avions notre avion (tournure de phrase loquace) à Darwin, mais si nous devions refaire un choix, nous ne roulerions pas jusque Darwin. C’est à vrai dire notre vraie déception en 6 mois de route, il en faut de temps en temps, ca fait partie du voyage.

Alors maintenant, direction le Queensland, en cherchant du boulot sur la route, on sait jamais, le hasard fait parfois bien les choses !

Les Amoureux Voyageux.

NORTHERN TERRITORY

ULURU ET KATA TJUTA NATIONAL PARK

Après avoir longé la Stuart Highway pendant plus de 1000 kilomètres et après avoir découvert le Parc national des Flinders Ranges, nous nous sommes rendus à l’un des plus fameux parcs nationaux de l’Australie : le parc national d’Uluru-Kata Tjuta.

Uluru

Uluru

IMGP2636-1Ce parc, qui s’appelait autrefois parc national d’Uluru (Ayers Rock-Mont Olga) est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en raison de sa beauté naturelle et notamment de ses formations géologiques qui dominent la vaste plaine sableuse du centre de l’Australie (appelée aussi « red center »). Ce site est sacré et appartient au peuple aborigène des Anangu.

Le parc est situé à 250 kms à l’Ouest de la Stuart Highway, la longue autoroute reliant le Nord au Sud du pays, ce qui veut dire un détour obligatoire pour découvrir Uluru. Conduire sur cette route désertique est long et fatigant, et après plusieurs centaines de kilomètres parcourus sur une journée, éreintés, nous nous sommes arrêtés le soir à Curtin Springs afin de dormir gratuitement sur un terrain mis à la disposition par les propriétaires du roadhouse (douche pour 3$/personne), et nous avons préféré reprendre la route le lendemain matin assez tôt pour profiter pleinement du parc national qui se situe tout de même à 160 kilomètres du camping. Ce camping semble être l’une des escales des tous les campeurs et backpackers qui rejoignent Uluru, car il se trouve au centre du trajet Stuart Highway-Uluru, que les installations y sont, plus ou moins, propres, et que bien évidemment, la gratuité est un atout indéniable ! Pensez à y faire l’essence, elle y est moins chère qu’à Uluru et qu’à Kings Canyon.

Stuart Highway

Stuart Highway

Pour ceux qui préfèrent être plus près du parc national, un petit village nommé Yulura a été construit à 3kms de l’entrée du parc national et offre de nombreux hôtels, restaurants, essence et autres services. Il y a également un campground qui coûte aux environs de 18$ par personne, ce qui est assez bon marché quand on connaît les prix des campings en Australie.

Une navette est mise à disposition mais seulement pour faire le trajet dans le village et n’amène en aucun cas jusqu’au parc, c’est dommage, les grands parcs tels que celui du Grand Canyon aux USA mettent en place ces navettes gratuites, qui sont très utiles, et qui pourraient être inclues dans le prix d’entrée, qui n’est pas donné.

Uluru

Uluru

En effet, le parc d’Uluru est l’un des seuls parcs payants du Bush australien… Il vous faudra compter 25$ par personne pour un pass d’une durée de 3 jours… C’est un peu cher, mais c’est le prix à payer pour découvrir l’un des points forts d’un WHV en Australie. Petite astuce cependant, en arrivant à Curtin Springs n’hésitez pas à essayer de racheter leurs tickets à des campeurs sur le retour, qui n’auraient utilisé leur ticket qu’un seul jour par exemple. Si vous ne trouvez pas de ticket, et que vous ne passez qu’un jour ou deux dans le parc alors tentez de revendre le votre à moitié prix le soir en rentrant sur Curtin Springs à d’autres backpackers. Nous avons revendu un de nos tickets à des Allemandes pour la somme de 11$, c’est toujours ça de pris pour l’essence sur la route…

Nous n’avons accordé qu’un jour au parc et nous avons trouvé cela suffisant, même si nous aurions aimé assister au lever du soleil le lendemain matin si le camping avait été plus près, mais la première rest area gratuite est située à 40kms du parc, ce qui veut dire 80kms à parcourir à l’aube et au crépuscule, avec les dangers que cela inclut, vis à vis des animaux sauvages sur la route.

Nous avons choisi de faire le tour du rocher en voiture et non pas à pied, à cause de la chaleur et des mouches….oh ouii les mouches sont très très ennuyeuses!! Nous croisons des touristes armés de filets anti-mouches, pas très esthétique mais diablement efficace !

Uluru

Uluru

Nous souhaitions cependant effectuer une marche courte autour du rocher, afin de comprendre l’origine de celui-ci et son histoire vis à vis des peuples aborigènes. Nous avons donc privilégié la « Mala walk » (randonnée de 2km aller retour) qui s’est avérée assez simple et intéressante, avec des cavités naturelles et des voutes spectaculaires. Cette marche fut suffisante, car c’est au pied du rocher que vous voyez finalement le moins bien le rocher, en vous éloignant et en faisant le tour en voiture, vous disposez de points de vue bien plus graphiques et vous pouvez alors admirer les formes et la taille incroyable de l’Ayers Rock.

Après avoir pique niquer rapidement, nous avons repris la route pour nous diriger à 60 kilomètres d’Uluru, au Mont Olgas où nous avons accordé moitié de notre journée à la randonnée  « Valley of the winds » (circuit de 7,4km qui normalement se fait en 4h, mais en 2h pour nous, avec une température confortable et des zones ombragées) incluant les 2 points de vue Karu & Karingana. Ayant parfois des airs d’Afrique, la randonnée nous mène en plein cœur du centre rouge et offre de merveilleux paysages tantôt désertiques, tantôt montagneux. À faire sans hésitation, cette marche nous a semblé plus divertissante que celle de l’Ayers Rock, avis personnel comme toujours.

Bien que les randonnées autour d’Uluru soient faciles et ne nécessitent pas forcément de gros équipements, nous vous conseillons de prendre de l’eau (1,5L/personne) et des chaussures fermées, il y fait très chaud et vous aurez rapidement très soif.

Mount Olgas

Mount Olgas

L’une des caractéristiques de l’Ayers Rock, est qu’il s’imprègne toute la journée, des couleurs du ciel et du soleil. À chaque moment de la journée, vous pourrez obtenir des teintes et des photos différentes, c’est assez incroyable ! Le point d’orgue de ces changements de couleur intervient au moment du coucher du soleil, vers 17h45, rendez vous au parking « Sunset Viewing » ou n’importe où ailleurs si vous le souhaitez (avec le risque de ne pas être placé au bon endroit, ou d’avoir le parfait sport rien que pour vous) pour admirer le ciel autour du rocher, qui se voile, rosit, rougit par instant, puis s’orne de bleu foncé et enfin de noir pendant que le rocher s’adapte à ces couleurs et change de couleur au fil des minutes. Un court instant, il devient orange presque rouge foncé et semble incandescent l’espace de quelques minutes, sublime. Si vous souhaitez voir le timelapse de ce coucher de soleil, il n’y a qu’à cliquer ici!

Uluru au coucher du soleil

Uluru au coucher du soleil

Nous avons quitté le parc ébahis par ce coucher de soleil, et avons rejoint notre camping à Curtin Springs, en étant prudents vis à vis de la conduite la nuit. Après une bonne nuit de repos, et un réveil mouvementé à cause d’un ému venu gouter à la carrosserie de notre beau bolide, nous prenons la route pour Kings Canyon, où, nous sommes obligés de tuer le suspense, nous allons en prendre plein les yeux.

Cheers,

Les Amoureux Voyageux.