AUSTRALIE CONSEILS & ASTUCES

LE BLUES DU WHV

16 avril 2016

Le WHV blues, c’est un peu comme le baby blues, peu en parlent, et pourtant beaucoup le vivent, c’est un espèce de petit tabou, pas parce qu’il est inavouable, mais parce qu’on ne veut pas qu’à cause de ce phénomène, les gens ne veuillent plus partir.

Car si le WHV blues existe, c’est parce que justement, l’expérience WHV est extraordinaire. Nous pensons d’ailleurs que ce blues peut aussi survenir pour les voyageurs au long cours, qui ne sont pas forcément en WHV, mais qui font un tour du monde ou un voyage sur un continent entier par exemple.

Nous sommes diplômés en droit, et pas en psychologie, donc expliquer de manière scientifique le pourquoi du blues ne nous est pas vraiment accessible, cependant, nous allons essayer de vous expliquer pourquoi nous l’avons ressenti de plus en plus au fil des semaines lorsque nous sommes rentrés de nos 12 mois de voyage.

Le WHV, émotions garanties

L’aventure WHV est un incroyable vecteur d’émotions, et ce dès la préparation de votre projet :

  • Vous allez d’abord avoir une hâte incroyable de partir, allez adorer tout préparer, admirer toutes ces photos en vous disant que bientôt ce sera votre tour.
  • Au moment de partir, vous serez partagés entre la tristesse de quitter vos attaches, et l’excitation d’enfin concrétiser un projet préparé depuis plusieurs mois.
  • En arrivant, et livrés à vous-même, vous allez parfois vivre quelques moments délicats, le doute pourra vous habiter face notamment à la barrière de la langue, le manque de repères. Ce doute ne dure généralement pas, vous allez rencontrer des gens dans la même situation que vous, puis vous faire violence en allant tout de suite de l’avant, pour lancer l’engrenage de votre voyage.
  • C’est surement les 6 premiers mois qui vont être les plus enivrants, un sentiment incroyable, vous vous sentez libres, adultes, heureux et parfois un peu hagards face à la beauté et à l’immensité de votre nouveau chez vous. Vous allez vous émerveiller de tout, des animaux, des habitudes, des gens, du fait de dormir à la belle étoile (ce plaisir-là disparait rarement…), de vous doucher à la plage, bref, vous allez adorer cette nouvelle vie.
  • Suivant votre tempérament, le manque de vos proches, du pays, viendra plus ou moins tard vous rattraper avec un impact variable sur votre moral, des petits coups de cafard quand tout va bien en Australie, à l’envie de tout arrêter quand les difficultés s’accordent pour toutes ensemble venir vous embêter pendant votre roadtrip. Ce manque s’estompera puis reviendra de temps à autre, pour finalement être un peu plus présent avec le temps, forcément.
  • Souvent, c’est la loi des séries, vous connaitrez des moments compliqués pendant votre roadtrip, des jours où vous avez l’impression que le sort s’acharne un peu contre vous, pas de travail, un travail que votre patron a oublié de vous payer, un temps abominable, pas d’endroits pour dormir, des réparations mécaniques à engager, bref, vous aurez tous quelques coups durs, mais qui seront beaucoup plus rares que les bons moments.
  • A l’orée des 6 derniers mois, nous avions ressenti un sentiment de plénitude. L’excitation initiale n’est plus au rendez-vous, mais ce n’est pas plus mal, vous trouvez un rythme de croisière, vous appréciez les vrais plaisirs du voyage et de l’Australie, même si évidemment, vous commencez aussi à vous habituer à certaines choses, à ne plus vraiment apprécier vous doucher à l’eau froide, mais vous êtes heureux de vivre l’aventure, de réaliser que vous avez progressé en Anglais, que vous avez rencontré des gens formidables, et que cela va durer encore 6 mois.
  • Les derniers jours sont spéciaux. A ce moment précis où vous quittez l’Australie, vous savez aussi que vous refermez un incroyable livre que vous venez d’écrire pendant plusieurs mois, voir deux ans pour certains, et vous vivez alors dans un espace qui voit s’entrelacer tels des amoureux transis, la joie et la tristesse. Cet état ne dure vraiment que quelques jours, le temps de partir, car une fois dans l’avion, votre hâte des retrouvailles prendra rapidement le dessus.

C’est parce que cette aventure est la seule qui pourra vous faire vivre autant de choses et d’émotions en si peu de temps, qu’existe le WHV blues.

Le WHV blues, plusieurs raisons, plusieurs étapes

Nous évoquons notre cas, et peut être qu’en rentrant vous ne ressentirez absolument pas cette sensation de blues que nous avons pu ressentir, mais savoir qu’il peut exister vous permettra de l’appréhender peut être un peu mieux en rentrant.

Sachez qu’en tout cas, nous avons pu constater que pour beaucoup de nos collègues de route rentrés de WHV, la transition a été difficile, et qu’ils ont tous, à leurs mesures, traversé une période de vraie nostalgie à leur retour.

Un intérêt de vos proches pas à la hauteur de votre expérience

Ce premier point est un peu particulier, mais nous pensons qu’il aide à la nostalgie. En aucun cas nous n’allons blâmer nos proches, car nous comprenons absolument l’écart qui existe entre le fait de vivre quelque chose et de se le faire raconter. Quand vous rentrez, vous avez hâte de retrouver vos proches, et de leur raconter tous les instants incroyables que vous avez vécu, leur montrer des photos, leur parler des gens, des animaux, des paysages, des coups durs, de tout, en détails, encore et encore.

De l’autre côté, vos proches, qui ont suivi vos aventures pendant plusieurs mois, ont aussi hâte de tout savoir.

Mais en même temps, l’entrain ne peut pas être le même, vous allez leur raconter un souvenir, en le revivant, et bien que pleins de bonne volonté, ils ne pourront pas vivre ce moment avec autant de sens et d’implication que vous.

La raison pour laquelle nous comprenons, c’est parce que nous avons croisé énormément de gens sur les routes, qui nous ont raconté leurs aventures, mais nous n’avons certainement jamais réussi à être autant impliqués qu’ils ne l’auraient souhaité.

Du coup, vos parents, vos amis, parce qu’ils vous aiment, sont impliqués à 300% quand vous racontez toutes ces histoires, et essayent au maximum de comprendre tout ce que vous déblatérez à la vitesse de la lumière. Mais vous, vous êtes à 3000%, vous êtes en train de raconter un an de votre vie, peut être les plus beaux moments de cette vie justement, et vous êtes déçus de ne pas voir dans vos proches, le miroir de votre engouement.

Vous ne comprenez pas, alors que c’est tout à fait compréhensible. Du coup, vous repensez à tout ce que vous avez vécu, pour vous demander si vous avez peut-être eu tort d’être autant emballé par votre aventure, mais vous réalisez rapidement que c’était effectivement l’aventure d’une vie, et d’y penser vous fait déjà regretter, alors que vous venez de rentrer.

Aussi, et parce que vous vouliez rentrer principalement pour faire vivre tous ces évènements à vos proches, vous en venez à vous dire que peut être, vous auriez simplement du prolonger votre WHV, ou auriez dû continuer à voyager partout dans le monde.

A cet instant pourtant, tout va pour le mieux et vous n’avez pas encore regouté a la « vraie vie », mais n’ayez crainte, elle arrive.

Seul face à la réalité économique, sociale, politique de votre chère patrie

Lorsque vous voyagez, vous héritez d’un statut différent, un peu au-dessus de la mêlée, pas que vous soyez indifférents aux réalités de votre pays d’origine ou de votre pays d’adoption, mais vous êtes loin de votre réalité d’origine, et pas vraiment partie prenante à votre réalité d’adoption.

Evidemment, vous allez travailler et côtoyer la réalité de l’Australie par exemple, mais n’allez pas être impliqués vis-à-vis de la situation du pays comme le serait un citoyen Australien, du coup, pendant 1 an, vous allez vous détacher de toute réalité conjoncturelle, au profit d’une réalité beaucoup plus volatile, qui consisterait à réfléchir au jour le jour, sans considération pour la santé globale du pays. Ce n’est pas un manque de respect que de le constater, mais comment pourrait-on exiger de voyageurs en WHV qu’ils s’impliquent personnellement dans les questions politiques, de chômage ou de conflits ethniques notamment d’un pays comme l’Australie, qu’ils quitteront quelques mois plus tard ? C’est justement aussi pour ça, que nous faisons le choix du WHV, pour mettre en pause son esprit rationnel à un moment donné où le Monde va mal, afin de privilégier son esprit rêveur, et de ne prendre que le bon de la vie, voir les plus beaux endroits de la planète, et se laisser le droit à l’insouciance.

Mais forcément, de retour dans votre pays, la réalité revient vous frapper comme un tsunami, car si vous pensiez que la situation était déjà moyenne quand vous aviez la tête dedans il y a 1 an, vous réalisez à quel point vous sous estimiez cette réalité, quand après 1 an d’absence et de bonheur, vous observez cette réalité les premiers jours de votre retour.

Nous ne sommes pas en train de dire, que la vie est plus belle ailleurs qu’en France, car les Australiens, les Néo Zélandais, lorsqu’ils sont citoyens de leur pays, doivent vivre une autre réalité que celle des voyageurs, mais revenir dans votre pays, et constater la situation grâce à la hauteur  relative et très provisoire que vous avez réussi à prendre pendant votre voyage, provoque en vous un trop plein d’émotions, vous vous demandez pourquoi vous devriez avoir à faire le choix de rester vivre dans un pays où les politiques sont impuissants et incompétents, où le terrorisme devient une vérité, où l’esprit est à la complainte ou à la résignation et où le chômage n’est plus une idée mais bien une triste vérité, car oui, si le chômage ne vous avait pas manqué, n’ayez crainte, il a quant à lui, hâte de vous rencontrer.

- Paulo Coelho (2)

Bienvenue dans la vie d’adulte, choix et préjugés

Après votre retour, deux choix s’offrent à vous, repartir, et si vous faites ce choix, profitez à fond, ou rester en France, par manque de moyens pour voyager ou bien simplement par désir de trouver un emploi stable, de vous prouver à vous-même que vous pouvez aussi occuper un poste important, avant peut être ensuite de choisir de repartir.

Faire ce choix est difficile, car il a un impact, sur votre futur, et pour notre part, nous avons longtemps hésité, douté, en nous demandant ce que nous voulions vraiment au fond de nous-mêmes. Nous avons choisi de taper timidement à la porte de la société française, pour tellement de raisons, mais surtout pour nous prouver, que nous étions capables de réussir autant dans un WHV que dans un emploi pérenne, afin de pouvoir nous dire, si nous faisions un jour le choix de repartir, nous le ferions en toute connaissance de cause, car il n’y a rien de pire que de vivre avec des regrets, qu’ils soient sur un voyage avorté, ou sur le fait de ne jamais avoir essayé de s’imposer sur le marché du travail français.

C’est là que les choses se gâtent. Si comme nous, vous possédez des hauts diplômes, à partir de Bac+5, et que vous êtes partis en voyage avant même d’avoir eu de l’expérience d’un point de vue professionnel, vous allez avoir à faire face à un mur. N’importe quelle personne rencontre aujourd’hui des difficultés à trouver un emploi si il n’a pas d’expérience, et ce quel que soit sa formation, mais lorsque vous êtes diplômés d’études supérieures, sans expérience, et que vous venez de passer 12 mois en Australie et en Nouvelle Zélande, cela ressemble à un parcours du combattant.

Car qu’on le veuille ou non, les préjugés sur l’année de WHV ont la dent dure. Pourtant, et ce n’est absolument pas pour prêcher pour notre paroisse, car les recruteurs ne passeront pas par notre petit blog, mais nous pensons que le WHV apporte énormément d’un point de vue personnel autant que professionnel, et qu’il n’est absolument pas, comme beaucoup le pensent, une simple parenthèse enchantée d’un an, qui vous fera revenir pire que vous ne l’étiez déjà.

Voyager en général, vous fait grandir beaucoup plus vite qu’en choisissant la solution de sécurité.

Comment ne pas évoluer dans le bon sens, quand pendant un an, vous rencontrez des gens originaires de partout, aux cultures et aux habitudes opposées aux vôtres, qui vous montrent que vos certitudes sont en fait absolument instables.

Quand pendant un an, vous devez vous débrouiller seuls, dans une langue qui n’est absolument pas celle que vous croyiez avoir apprise à l’école, afin de faire valoir des qualités de résistance, de courage, de motivation, de précision parfois dans certains jobs de picking, pour enfin trouver un petit boulot, qui ne vous rapportera que l’argent nécessaire pour passer le mois suivant, ni plus ni moins. Quand vous comprenez que trouver un job de backpacker en Australie, ca n’a plus rien de facile, et que vous allez être 70 à vouloir le poste qui consiste à travailler 10h en plein canar dans un champ de coton sous les ordres de fermiers qui pour certains sont peut-être ceux qui détestent le plus les backpackers…

Quand prendre une douche, dormir sans avoir à craindre une amende, est une quête quotidienne.

Cette année vous fait comprendre, que les limites que vous pensiez vôtres, ne sont qu’une zone de confort que vous avez bien voulu vous créer, vous gagnez en maturité, en détermination, en ouverture d’esprit… et bien d’autres choses encore.

Alors quand ce chargé d’embauche, peut être jaloux de l’expérience que vous venez de vivre, cherche la meilleure punch line qui vous enverrait dans les cordes, « Ah, la traditionnelle année de vacances de la nouvelle génération », « Ah oui vous avez progressé en Anglais ? Attention, nous voulons de l’anglais professionnel, pas connaitre les marques internationales de bière », vous restez incrédules.

Et vous, alors que vous avez déjà hésité entre le fait de repartir, ou de vouloir vous investir dans un travail, vous vous demandez pourquoi vous devriez rester en France, chercher un travail, si ce travail ne veut pas de vous, alors que vous pourriez tout à fait partir pour un autre WHV, en Nouvelle Zélande, au Canada, au Chili, dans des pays où les jugements ne sont pas aussi hâtifs, où l’on vous juge après avoir vu de quoi vous étiez capables, et non pas par rapport à un choix de vie.

Croyez nous, en sortant d’un entretien avec ce genre de remarques, la seule envie qui vous habite, c’est de repartir.

Les semaines à chercher s’accumulent et vous ne pouvez-vous empêcher de penser au fait que lorsque vous étiez en roadtrip, pas une journée ne ressemblait à sa précédente, alors que depuis plusieurs semaines, vos jours se suivent et se ressemblent.

Si comme nous, vous rédigez des articles pour votre blog, que vous devez chercher parmi toutes vos photos pour agrémenter vos récits, ce sentiment n’est qu’exacerbé.

Car vous avez gouté à l’éternel inédit, vous avez tendance à plus rapidement trouver monotone une journée normale. Plus que les endroits que vous avez vus, vous venez à regretter le rythme de vie qui était le vôtre pendant ces mois de WHV.

- Paulo Coelho (1)

Forcément une envie de repartir

Face à cette réalité, où vous ne comprenez pas, à tort, que l’extraordinaire aventure que vous avez vécu n’intéresse pas autant les autres que vous l’auriez souhaité, où vous ouvrez encore plus grand les yeux sur la réalité qui vous avait déjà fait quitté votre pays une fois, à un moment pourtant où vous ne voyiez que la petite partie de l’iceberg aujourd’hui bien plus visible, à un moment où la société que vous avez fait le choix de rejoindre, pour vous prouver que vous pouvez réussir et que vous pouvez apporter votre pierre à l’édifice de votre maison, de votre pays, vous raille et moque vos choix de vie, et que tous les violons professionnels s’accordent pour dire que le fait de voyager n’est qu’une fuite, qui n’apporte rien, ni à vos compétences, ni à la personne que vous êtes, et enfin à un moment où vous commencez rapidement à vous ennuyer du fait que vous repreniez vos monotones et insipides habitudes, vous jetez alors un œil dans le rétroviseur, vous demandant où vous étiez à la même date, l’année dernière.

Cette journée précise, vous ne vous en souvenez pas, mais vous savez à quoi elle avait dû ressembler. Vous vous étiez levés tôt, parce que l’on ne dort jamais vraiment dans notre petite voiture qui sert aussi de maison. Du coup, vous aviez eu encore plus de temps pour profiter de votre journée. Vous aviez pris votre petit déjeuner avec vue, pas la même vue que la veille, et heureusement pas la même vue que le lendemain, vous aviez regardé cette vue du jour, et vous vous étiez dit un truc du genre

« Il est pas beau le monde ? Elle est pas belle notre vie ? »

Après ça, vous aviez surement pris la route, pour croiser un animal sauvage, un kangourou, un koala, une araignée, un serpent, avec à chaque fois la même joie, ou presque suivant la bête, de vous dire que vous n’auriez pas vu ça, si vous aviez choisi de rester tranquillement chez vous, si vous n’aviez pas pris le risque de vivre cette aventure, ou de vivre tout simplement ?

Vous n’aviez choisi votre menu que le jour même, vous aviez trouvé un barbecue au bord de la plage, ou au cœur d’un parc, et aviez choisi de vous en servir, pour une barbecue party, en compagnie de backpackers rencontrés autour du barbecue justement, qui deviendraient peut être, pour quelques heures, semaines, mois, vos nouveaux compagnons de voyage.

Vous aviez partagé avec ces gens, différents de vous, que vous n’auriez jamais rencontré ailleurs, et aviez appris un bon plan, pour pouvoir vous vous doucher le voir venu.

Ils n’étaient finalement pas devenus vos compagnons de route, mais seulement les copains d’une journée, les énièmes d’une longue liste.

Vous aviez profité de votre journée, aviez découvert un nouveau petit village dont vous pensiez qu’il n’aurait rien à offrir, avant que vous ne discutiez avec des locaux un peu curieux, qui allaient vous inviter à manger un morceau avec eux, et à une partie de pêche le lendemain matin. Car au plus l’endroit n’a rien à offrir, au plus les gens qui y habitent ont à donner, sans jamais rien vous demander.

Après cette partie de pêche, et là vous en êtes surs, car c’était comme ça tous les jours,  vous aviez repris la route en direction de nulle part, en direction de partout.

Cette vie, et c’est normal, vous manquera, mais s’il vous plait, foncez, faites le choix de la vie et de l’aventure, car il vaut mieux ensuite la regretter, que de ne jamais l’avoir vécue.

Les Amoureux Voyageux.

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8 Comments

  • Reply Feauveau 16 avril 2016 at 13 h 25 min

    Wahou. Merci.

  • Reply Toothbrush Nomads 16 avril 2016 at 22 h 49 min

    Tres bel article 🙂 Il me rappelle vivement une bonne partie des raisons qui m’ont pousse a repartir – notamment les violons professionnels, representatifs d’une attitude generale de la societe par rapport a la valeur du voyage et du developpement personnel (si ca n’est pas quantifiable, de preference en $, ca ne compte pas !). Durant la breve periode de mon retour en France post-WHV Australie je prenais un malin plaisir a repondre « rien » a l’inevitable question du « tu fais quoi dans la vie ? » (sous-entendu professionnellement, car il n’existe pas d’autre mesure ou interet) chaque fois que tu rencontres quelqu’un de nouveau, dans la rue ou en soiree.

    Ne reste qu’une question – avez-vous decide de persister dans votre quete d’un job et d’une « re-integration » dans la societe traditionnelle, ou etes-vous en train de changer d’avis et d’envisager de repartir ?

    • Reply AmoureuxVoyageux 24 avril 2016 at 8 h 49 min

      Hello Stef, absolument, c’est étonnant de voir la réaction des gens quand tu dis que tu voyages et qu’ils te disent qu’il faudrait penser à devenir un adulte un jour, sont ils seulement conscients d’à quel point on grandit en quelques mois de voyage ? Et cette vérité, seuls ceux qui voyagent peuvent la comprendre…

      Pour le moment, nous sommes complètement perdus, peut être avons nous trop de choix, ou peut être sommes nous incapables d’acter une décision, toujours est il que Claudia est à fond dans un nouveau projet, dont on espère pouvoir parler officiellement bientôt, et que moi, je continue de voir si la société veut de moi, même pour quelques mois, afin de savoir pour quoi je suis fait, ne jamais dire que l’on aime pas tant que l’on a pas gouté, alors on essaye de gouter à tout, pour choisir en toute objectivité ensuite!

  • Reply jerome 17 avril 2016 at 5 h 33 min

    Tu ma fait rêver 🙂 ses exactement ma penser

  • Reply Baptiste 17 avril 2016 at 12 h 06 min

    Superbe article! Bien écrit et qui me laisse un aperçu de ce que je vais vivre en rentrant 🙂 En attendant il me reste 6 mois down under et je compte bien en profiter. Bises australes 🙂

  • Reply prosper 18 avril 2016 at 7 h 28 min

    Superbe article. Et vous avez raison, ne restez pas là 🙂 fuyez fuyez. tout fout le camp.

  • Reply Floriane 1 juin 2016 at 11 h 02 min

    Je trouve que votre article est magnifiquement juste !! 🙂 de retour d’un an en Corée, nous avons ressenti le même blues, nous nous sommes posés les même questions. Pour l’instant, nous ne sommes pas repartis mais cela reste dans un petit coin de notre tête et resurgit régulièrement. Merci pour ce bel article !

  • Reply AmoureuxVoyageux 5 juin 2016 at 11 h 25 min

    Hello Floriane, nous sommes rassurés de voir que nous ne sommes pas les seuls à avoir vécu ce sentiment étrange, du coup pour notre part on a l’impression de désormais faire tous nos choix en fonction de la possibilité que ce choix offre de pouvoir voyager, c’est un sacré virus que la bougeotte!

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